Je change aussi?
Je ne sais plus.
En fait, aujourd'hui, j'ai eu de douloureuses réminescences de ma période creuse d'il y a deux ans, et ouch. Juste de refeeler de la même façon, de retourner quelques pensées semblables à cette sale époque, ça m'a touché plus que je le croyais.
Est-ce parce que je suis en sevrage de médication??
Peut-être. Sincèrement, je l'espère, car cela implique que ce n'est que temporaire. Pourtant, un petit préssentiment caché au fin fond de ma p'tit tête ricane en me faisant croire que je suis condamnée à être accroché à cette saleté chimique jusqu'à la fin de mes jours, sinon mon esprit ne voudra que quitter mon corps le plus prématurément possible.
Parano, moi?
Peut-être.
Chose certaine, j'aime pas ce mood de questionnement là, ou on ressent le besoin intense de se changer les idées, de trouver des projets pour juste cesser de retourner tout ça dans tous les sens possibles à l'intérieur de notre petite tête.
Je sais pas si je vais être en mesure de dormir cette nuit. J'ai un mal de bloc intense, et le stress de savoir si je vais avoir mon emploi demain. Moi, qui était si positive à ce niveau, qui reprochait à Simon de ne voir que le négatif quand il me disait "tu ne l'auras pas, ils t'auraient engagée déjà s'ils te voulaient" etc, je ne change pas de camp, mais j'angoisse. Pourquoi ne me prendraient-ils pas, alors que j'ai travaillé très fort pour me fondre dans leur milieu? Pourquoi refuseraient-ils une employés déjà formée à 80%? Pourquoi refuseraient-ils d'engager une fille qui a promis de réviser son look pour le rendre plus classique s'ils lui demandaient?
J'en ai aucune idée.
Mais je la sens pas.
C'est peut-être mon mal de tête, je sais pas.
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